• Amadeus

     

    C’est Jonah, comme souvent qui a répondu au tout premier message d’Amadeus, le 13 janvier. Ce dernier mit en avant le fait que nous soyons géographiquement proches, qu’il connaissait les nombreuses sollicitations que nous subissions mais qu’il tentait. Simplicité et efficacité, avec une pointe de sincérité. Il n’en fallait pas plus. Jonah lui répond gentiment, m’indique en aparté qu’un (énième) homme seul nous démarche, il veut mon avis. En visitant son album, je me dis que ce barbu aux formes charnues (le sport oui oui, y ‘a pas de secret) est plutôt appétissant et je me projette déjà entre ses bras, les yeux brillants. Lorsque je reprends la conversation sur le site, je lui annonce que seules 20 petites minutes nous séparent. Un luxe au vu de toutes nos précédentes rencontres. Il s’en amuse et annonce la couleur : « c’est pratique, sur un coup de tête, une envie soudaine de prendre un verre, un message et hop… ».  

    On aime son fonctionnement, simple, naturel et fonceur. La discussion est fluide, agréable. Le feeling est là. Le 15 janvier, notre conversation bascule sur Whatsapp, à 3. Le fil de la conversation s’étire longuement, il est bavard, nous lui répondons sans jamais tarder, nous ne boudons pas notre plaisir d’avoir en face de nous un libertin d’une rare sensualité, à l’humour débordant, qui nous livre ses fantasmes, ses envies, avec une sincérité appréciable. Nous échangeons photos, vidéos et autres messages vocaux qui stimulent notre libido. La toute première photo est prise par Jonah, alors que je traîne sur le canapé, mon téléphone dans les mains. Pas de sensualité. Juste l’instant. Notre libertin se saisit de cette occasion pour détailler notre intérieur et décrit certains traits de notre personnalité, de notre vie, grâce aux indices pris dans le décor, avec une épatante perspicacité. Nous sommes titillés et amusés. Ça matche véritablement.

    Amadeus est un libertin épanoui, se dit favorable à la bissexualité, heureux dans sa vie -du moins c’est  ce qui transparaît. Fraîchement séparé, il a basculé vers le célibat, ceci lui permettant de jouir d’une certaine liberté retrouvée et de profiter des joies du libertinage avec un appétit féroce. Régulièrement, il fait des rencontres, peu lui importe l’heure, puisqu’il n’a pas besoin de quantité de sommeil pour garder cette forme et cet enthousiasme qui le caractérisent. Jamais d’homme seul, selon lui. Des couples, des femmes. 

    En se montrant sous un jour bisexuel, Amadeus change la donne : Jonah et moi sommes ainsi sur un pied d’égalité. Pour la première fois. Et c’est très confortable. Je sens que les garçons prennent leurs marques, l’un ne voulant pas effrayer l’autre, tout en testant les limites de ce qui sera apprécié, accepté ou refusé. Jonah se dit bi soft. Ce qui implique qu’aucune pénétration n’est envisagée, même s’il reste ouvert et à l’écoute de l’autre dans les moments intenses. Les jeux évoqués dans notre conversation sont torrides et débridés. Amadeus ne manque pas d’imagination et montre autant de désir pour l’un que pour l’autre. Nous ne touchons plus terre !  

    La proximité de son domicile facilite les choses. Nous avons rarement rencontré un libertin aussi rapidement après le premier contact. Il faut avouer que nous sommes en confiance, que sa jovialité fait du bien et que ce qu’il nous montre de lui est très attrayant. On a tous les deux envie de lui et réciproquement. Tous les ingrédients sont réunis, alors on saute dans le grand bain et rendez-vous est pris pour le 23 janvier.  

    En attendant cette date, Amadeus joue le jeu de la séduction et ça fonctionne terriblement bien. Si bien que le jour J, j’ai la sensation d’aller voir un copain de longue date, avec la certitude de passer une bonne soirée. Pourtant, en dehors de sa jolie voix à l’accent chantant, de son physique sculpté dans le marbre, de son sourire enjôleur, de son sexe souvent dressé et conséquent, nous ne savons rien de lui. Juste que passer cette soirée sera un moment forcément délicieux. Peu de place pour le trac ce soir-là. Et le trajet nous laisse à peine le temps de nous mettre en conditions. L’ambiance est légère dans la voiture, malgré la conduite de nuit sur une route qui nous est inconnue, malgré la neige tombée la veille. Nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être dégustés, mais c’est un sentiment d’excitation qui l’emporte sur tous les doutes ou peurs éventuels.  

    Pour ne pas éveiller trop de soupçons auprès de notre trio d’enfants sages et de plus en plus curieux, j’ai enfilé sur ma jupe serrée et mes porte-jarretelles un gilet quelque peu mémère, et enfilé des bottines plates et confortables. Ma fille aînée a déclaré : « On voit Maman que tu n’as pas très envie d’y aller à cette soirée parce que ta tenue… Pas top ! » ce qui n’a pas manqué de nous faire rire. J’ai confirmé que ce dîner chez les amis de Papa ne m’emballait guère, mais qu’il faut parfois se pousser un peu. Affreux menteurs que nous sommes... la culpabilité teinte toujours un peu nos sorties libertines.

    A notre arrivée, avant qu’Amadeus ne descende nous ouvrir la porte de son immeuble, je vire mon gilet d’aïeule, troque mes chaussures confortables pour des talons qui ne me permettraient pas de marcher très loin -quoi que les progrès en matière de démarche en talons aiguilles soient indéniables-. Je sors dans le froid, rejoins Jonah et l’aperçois enfin. L’heure de la confrontation à la réalité a sonné. Tiens, il est vêtu ; je n‘y suis pas habituée. Chemise cintrée, jean, chaussures de ville, barbe et toujours ce sourire qui nous a tant plu. Les premières minutes, la timidité semble cristalliser la conversation, davantage artificielle que par écrit. Aurait-il le trac ? Nous pénétrons son intérieur où tout est propre et ordonné. Au mur, des photos de ses enfants. Rassurant. Nous nous installons autour de la table basse, sur son canapé qui deviendra notre terrain de jeu. J’ignore à ce moment s’il a remarqué que j’ai écouté et respecté ses goûts en portant ce haut qui laisse deviner ma poitrine en liberté, pointant fièrement. Pour le moment, Jonah et moi buvons du petit lait : les ingrédients qui nous semblent essentiels sont là : musique, lumière tamisée, bougies, et à la télévision, un feu de cheminée. On lève nos verres, on trinque, on se détend, on apprend à se connaître encore. Le ton est léger, la blague en ligne directrice. Les choses sont presque trop faciles. Amadeus parle de sexe comme il parle boulot ou musique. A l’aise, définitivement.  

    Il nous a gâtés ce soir, a respecté notre régime alimentaire végétarien, a cuisiné des légumes en quantité et dressé une table pour l’apéritif carrément gourmande. C’est un vrai plaisir d’être accueillis ainsi. Jusqu’ici, jamais nous n’avons été déçus en arrivant chez des libertins. Toutefois, nous n’avons pas tous les mêmes critères d’ambiance. La télévision allumée, on ne valide pas. L’éclairage central au plafonnier, non plus. L’étendoir au milieu du salon encore moins. On appelle ça être exigeants.  

    Encore une fois, les places sont stratégiques : à chacun de mes côtés un homme. Et tandis que nous bavardons, j’ai en tête les gestes à venir, je regarde ses mains et les imagine déjà sur moi, en moi. Lorsque je file aux toilettes, je ne peux m’empêcher de sourire, tremblante d’excitation -et un peu de froid pour tout avouer-. J’ai hâte que les corps se rapprochent et en même temps, le moment qui précède est toujours délicieusement affolant. J’ai envie de tout et me sens capable de tout. Sans limite. Ça me fait presque peur. Je m’essuie en constatant que je dégouline de cyprine, j’ai presque honte. L’idée de retourner vers ces deux hommes qui vont me prendre, tôt ou tard, est alléchante, seulement, les savoir dans ce salon, en pleine discussion, me ravit. De quoi parlent-ils ? A quoi songent-ils au fond d’eux ? Ont-ils des envies particulières ? L’un de l’autre ? Je m’ajouterai à eux. Ce mélange à venir est grisant. Il n’y a pas à faire attention aux gestes, à respecter à tout prix l’hétérosexualité de l’un. Tout est possible, surtout avec Amadeus qui semble très ouvert et extrêmement à l’aise dans sa sexualité, dans son corps, avec un enthousiasme sans faille. Sa personne est délicieusement excitante et véhicule des envies illimitées, débridées, inédites. Jonah et moi sommes en confiance, Amadeus l’est visiblement aussi alors tous les ingrédients sont là pour que commence notre symphonie.  

    Et ça commence très vite, sans chichi, avec une certaine douceur. L’atmosphère est douce et je m’y sens parfaitement bien. Notre hôte commence à m’embrasser dans le cou, chose rare. C’est délicieux car nouveau. Son odeur est nouvelle, ses gestes, la texture de sa peau sont une découverte, le goût de ses lèvres. Jonah nous observe depuis son fauteuil, amusé, excité. Je vois dans ses yeux cette lueur qui me porte, comme à chaque fois, celle qui me fait oser aller vers un autre homme, celle qui me renforce dans mon statut de libertine. Lentement, sans aucune appréhension, je m’abandonne à Amadeus qui sait si bien y faire. J’aime cette façon qu’il a de m’approcher avec respect, et toute la sensualité du monde. Le rapprochement s’opère encore un peu et Jonah se joint à nous, sur ce canapé qui accueillera l’embrasement de nos corps.

    Son téléphone sonne. On interrompt les choses à peine commencées. Un vent de frustration -ou est-ce de l’agacement- souffle en moi. Amadeus a l’air d’être d’avantage accro à son téléphone que je ne le suis moi-même. On se retrouve en tête-à-tête avec Jonah, plaisantant sur l’éventualité d’un coup monté pour nous faire fuir. Ça nous fait marrer. Lorsqu’il revient, avec son accent chantant, il annonce : « Je ne sais pas pourquoi j’ai répondu ». Nous ne le savons pas non plus. Le stress ? Un réflexe ? Toutefois, il reprend avec un naturel qui le caractérise si bien, là où nous en étions, c’est-à-dire aux baisers. Très vite, je suis dévêtue, ne portant que mon porte-jarretelles noir et mes bas, sexy à souhait. Dans le regard des garçons, je sens un désir grandissant. La chaleur monte, tout comme le plaisir, lorsqu’il s’immisce entre mes cuisses. Mes deux hommes sont à présents dénudés et c’est avec délectation que je les regarde, le sexe dressé, les mains sur mon corps. J’admire les courbes d’Amadeus. Charnues, appelant les caresses.

    Amadeus est démonstratif et ses gémissements sont évocateurs du plaisir qu’il prend. Jo et moi le prenons en bouche en nous dévorant du regard, c’est enivrant et assez nouveau. Dans ces jeux, toutes les configurations possibles ont été réalisées mais ce que je retiens au-delà de l’abandon dans lequel j’ai sombré, c’est le mot double : double pénétration. Des deux façons envisageables. Ce fut pour les deux positions un rare délice, peut-être pas aussi intense pour les garçons. C’est une expérience sexuelle qui demande certains paramètres et cela n’avait jamais été très concluant, sauf avec Lancelot (on avait dû stopper rapidement, tant la douleur avait pris le pas sur le plaisir, seul écueil à ce genre de pratique). L’idée qu’ils soient tous les deux en moi a suscité une excitation cérébrale vraiment nouvelle ainsi qu’un plaisir inouï. Je me sens plus dépravée encore que cela puisse être.

    Ce soir-là, pétrie de confiance, je me suis ouverte à mes amants, sans appréhension aucune. Alors ce fut pour moi un ravissement, autant pour les sens que pour la satisfaction de voir Jo dans les mains/dans la bouche d’un homme, et d’avoir relevé le défi de la double pénétration, le plaisir à la clé.

    Cette confiance qui est le maître mot depuis le début de nos échanges avec Amadeus me permet de faire chuter les barrières. Je vais me transformer en fontaine à deux reprises, grâce à la dextérité de mes deux amants, le canapé en fera les frais, et avoir un orgasme insensé. Quand je dis insensé c’est que le lâcher-prise m’a permis de prendre un pied de folie, avec par ailleurs, des sensations jusque sous la plantes des pieds. Ce même lâcher-prise me fera exulter vocalement dans la jouissance, gênant quelque peu les voisins qui auraient préféré faire une nuit complète. .

    Des bribes de souvenirs me reviennent tandis qu’ils me prennent tour à tour. Amadeus jouit en moi et c’est une satisfaction de voir que mon corps puisse le mener à la jouissance. Jonah, c’est dans ma bouche qu’il se répand, le seul à jouir sans gêner notre entourage.

    Après un moment de calme, durant lequel nous nous nourrissons et nous abreuvons de ce qui reste sur la table, -je n’ai pas gros appétit lorsque je suis entre deux hommes-, vient un moment de tendresse. Nous gisons tous les trois, sur le canapé, les peaux humides se collant, les doigts s’emmêlant, les mains se faisant plus caressantes encore. La musique continue de nous accompagner. La température est montée et je n’ai plus froid. J’apprécie beaucoup ces moments de pause, où la concupiscence fait place à la douceur. Le ton des conversations est toujours badin, léger. La complicité s’est véritablement installée. C’est souvent le moment du dessert, envie de sucré, de douceur.

    Notre sujet de conversation préféré revient très vite : le sexe. Et très vite, Amadeus montre des signes d’envie d’encore. Ça tombe bien, j’ai encore envie. Ce désir qui monte est contagieux et se diffuse à Jo. Je suis étendue entre eux deux, contre leurs peaux, contre leurs corps chauds. Amadeus soulève ma jambe et se glisse entre mes fesses, avec douceur, sans qu’il ne rencontre d’obstacle et cela m’étonne autant que cela me grise. Jo m’embrasse, titille mes tétons à nouveau dressés. Je me délecte et m’abandonne, yeux fermés, bouche entrouverte qui laisse échapper de longs gémissements. Difficile de me souvenir quels doigts se sont occupés de mon clitoris mais la jouissance a littéralement éclaté dans mon corps, entre mes reins, dessinant sur ma peau des frissons épidermiques.

    Amadeus est également un grand expressif en matière d’orgasme, alors je ne suis pas la seule à générer des désagréments dans le voisinage. C’est Jonah qui le fait jouir, de ses mains, tandis que je l’aide de ma bouche. Intense moment de complicité et d’ivresse.

    Puis le niveau sonore redescend, la température également. Je n’ai plus envie de bouger. Juste rester entre eux deux, protégée du reste du monde, apaisée, comblée.

    La réalité refait surface. Comme toujours. Il faut partir. Il est tard et nous travaillons tous les trois le lendemain. Nous nous habillons avec une certaine indolence. On se salue sur le pas de sa porte, fatigués mais heureux. On se dit à une prochaine fois, avec l’assurance qu’il y aura une prochaine fois. Et ça, c’est satisfaisant.

    Dans la voiture, Jonah et moi prenons notre temps avant de débriefer. Nous savourons l’instant. Et puis, je finis par annoncer : « C’était bien hein… », déjà nostalgique. Jonah confirme, avec sa pondération habituelle. Je sais qu’il a passé une belle soirée. Des messages sont échangés dans l’heure qui suit pour se remercier mutuellement de ces heures délicieuses passées ensemble. Le charme a opéré et nous sommes sur un petit nuage. On dirait qu’Amadeus a lui aussi passé un bon moment : « J’ai la tête ailleurs, vous m’avez donné beaucoup de vous. Vous êtes magiques, c’est vraiment un plaisir que d’avoir fait votre connaissance ». Jonah et moi rosissons. Il est délicieux cet Amadeus et on se délecte de sa personne. Quelle belle rencontre…

    La courte nuit ne sera pas réparatrice car étourdie que je suis,  je dois repasser chez lui avant ma journée de travail pour mon téléphone oublié sur son canapé. Un bel acte manqué dirait-on. Très vite les idées fusent dans mon esprit, car l’excitation est encore là. Et je vais constater via la conversation Whatsapp sur le mobile de Jonah qu’elles fusent également dans l’esprit des garçons. Seulement, la princesse que je suis (plutôt Reine mère maintenant...) a besoin de huit heures de sommeil pour être fraîche, dispose et enthousiaste. Tandis que je me prépare, la tête franchement embuée –n’aurait-on pas trop bu hier soir ?- les garçons n’en finissent plus d’échanger des messages. La magie opère toujours on dirait. Jonah lui décrit ma tenue vestimentaire, qui la plupart du temps après ce genre de soirée, est volontairement sobre. Aujourd’hui, ce sera jean et pull noir, dans lesquels je me sens séduisante, effets indirects de ce trio harmonieux.

    Il est tôt, je suis épuisée. Je monte en voiture pour rouler jusqu’à lui. Je n’ai aucun moyen de savoir ce qu’ils échangent durant mon trajet et c’est terriblement frustrant. En moi se jouent des conversations qui me dépassent. L’excitation grandit à l’idée d’une entrevue en tête-à-tête, toutefois, les mots de Jonah avant mon départ tournent dans ma tête : « Tu es sage, hein ? Et pas de regards avec des coeurs dans les yeux ».

    Je me gare en bas de chez lui, le coeur qui bat la chamade. Comme une môme. C’est idiot, je viens juste chercher mon téléphone. Certes. Mais, tout semble possible. Surtout avec Amadeus. Mon esprit coquin n’a pas de difficulté à imaginer des scènes lascives où je m’offre à lui dans l’intimité de son appartement. Je monte l’escalier, il m’attend. Nu sous son peignoir. Ce détail ne m’échappe pas, même, il me titille. Je me dis alors que les intentions d’Amadeus ne laissent pas de place au doute. Quel allumeur... Les cheveux en bataille, les yeux malicieux. On s’embrasse comme deux amis, les regards glissent, l’atmosphère est étrange. Le temps qui passe ne joue pas en notre faveur alors je récupère l’objet du délit en le remerciant, pouvant à peine le regarder dans les yeux. Il y a une certaine tension. Sexuelle, bien sûr. Il me semble si accessible, si ouvert... il suffirait que je glisse ma main... Stop. Je dois partir, je décline son invitation à boire un café qui m’aurait définitivement frustrée. Ou menée à l’interdit. Il m’annonce que dans les messages échangés, Jonah ne se sent pas prêt. Je sais qu’il n’est pas candauliste. Alors, raisonnablement, on se dit au revoir, je l’embrasse tout près de sa bouche. Dans mon souvenir, j’ai effleuré son sexe, du bout des doigts, involontairement –ou pas-. Ou est-ce mon esprit qui a créé ce joli souvenir ? Mystère. Je m’enfuis jusqu’à ma voiture, le laissant seul avec son désir, étouffant le mien. Raisonnable. En paix avec moi-même. La culotte sévèrement humide.

    127 messages ont été échangés pendant mon trajet. J’en reste scotchée. Cette complicité entre eux est un ravissement. Je lis avec un plaisir non feint tous ces échanges –même si parfois je suis déstabilisée de ne plus être au centre du trio-, satisfaite de notre bonne conduite, et prête à affronter ma journée qui risque d’être longue, avec en tête la ferme intention de le revoir. Pour sûr, Amadeus est un virtuose du libertinage. A vingt minutes de chez nous… quelle aubaine.

     

    « Dans la chaleur de l'été dernierChiara & moi... »

  • Commentaires

    1
    Bsexbemine
    Samedi 2 Mars à 08:45
    Très beau surtout le dernier paragraphe
    2
    Dimanche 5 Mai à 00:57

    Par cette nuit froide et pluvieuse que faire ..... continuer la lecture de vos ébats bien sûr !!

    Cette rencontre avec Amadeus me séduit et réveille en moi de vieux fantômes. Mes rapports sexuels avec mon femme étant classique mais de qualité ( amoureux un jour amoureux toujours), la découverte d'un sexe d'homme me séduit ....

    Eh oui je l'avoue caresser et sucer un autre homme me rend tout tremblant; excitation ou peur .... j'espère le découvrir un jour .

    Accepteriez-vous de converser avec moi dans un premier temps sur ce sujet ? 

    Sur ce, bonne soirée (peu être coquine) à vous.

      • Lundi 6 Mai à 09:25

        La sexualité est un monde merveilleux où tout semble possible... même mélanger les sexes. Et c'est en cela que c'est si délicieux. Sortir des carcans imposés par notre société et notre éducation est grisant, excitant. Alors si vous en avez l'occasion, foncez. La vie est vite passée et la période de plénitude sexuelle encore plus... Merci pour vos compliments

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :